Nous choisissons alors de descendre dans la vallée. Là, une rivière reflète le bleu intense du ciel tandis qu'elle serpente au milieu d'une prairie lumineuse. Une piste attire notre regard. Nous la suivons sans trop savoir où elle mène.
Elle nous conduit jusqu'à une source. Une vraie surprise.
Après des jours de vent, de cols et de pistes, l'endroit ressemble à une oasis. Quelques yourtes sont installées à proximité. Nous demandons l'autorisation de planter notre tente non loin et nous nous installons pour la nuit.
L'un des aspects le plus fascinant de vivre à vélo, c'est justement cela. Nous n'arrivons jamais trop vite. Chaque colline, chaque nuage, chaque troupeau de chevaux devient une partie de la journée.
Après des jours de vent, de cols et de pistes, l'endroit ressemble à une oasis. Quelques yourtes sont installées à proximité. Nous demandons l'autorisation de planter notre tente non loin et nous nous installons pour la nuit.
L'un des aspects le plus fascinant de vivre à vélo, c'est justement cela. Nous n'arrivons jamais trop vite. Chaque colline, chaque nuage, chaque troupeau de chevaux devient une partie de la journée.
Les heures ne sont plus dictées par un horaire, mais par la course du soleil et la direction du vent. Le voyage n'est pas ce qui se passe entre deux lieux. Le voyage est le lieu. Et ce soir-là, il est ici.
Nous décidons d'y rester une journée.

Nous décidons d'y rester une journée.

Le matin est paisible. Les couleurs du lever de soleil semblent presque irréelles. Puis, comme souvent en Mongolie, le ciel change d'humeur sans prévenir. Un orage traverse la vallée, quelques rafales l'accompagnent, puis un vent puissant s'installe pour le reste de la journée.
La source est limpide et glaciale. Nous rejoignons alors la rivière que les yaks viennent tout juste de traverser. Nayla et Fibie décident de s'y baigner. Elles se laissent flotter dans l'eau malgré le froid.
À la sortie, les rafales les accueillent avec enthousiasme. Disons que l'expérience est... vivifiante.
Le soir, les étoiles envahissent le ciel noir. Dans cette immensité, nous nous sentons plus petits encore que d'habitude.
Le lendemain matin, le thermomètre affiche 2 °C.
Nous partons en doudoune.
Au sommet d'une colline, Nayla s'arrête et s'exclame :
— Mais on roule encore en doudoune à dix heures du matin... en plein mois de juin ! Nous apprendrons plus tard que cette région compte parmi les plus froides de Mongolie.
Fibie, elle, rêve simplement d'un bain chaud pour réchauffer ses doigts et ses pieds.
— Tu as déjà eu droit à une baignade dans la rivière hier !
En Mongolie, c'est déjà un luxe.
Lorsque nous arrivons à Tosontsengel, nous sommes accueillis par une générosité désarmante. Fibie ressort d'un magasin avec cinq paquets de biscuits offerts. Dans cette terre où le froid s'invite même au cœur de l'été, cette région a choisi de cultiver autre chose : la chaleur des rencontres.
Céline, Xavier, Nayla et Fibie
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