Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Yamanashi

Descente vers le Pacifique

  Nous entamons la descente vers le Pacifique depuis les plateaux du Mont Fuji. Même si nous aurions aimé prolongé cette connexion à la montagne sacrée, le mauvais temps arrive et une conférence nous attend à Kambara.  Arrivés dans la préfécture de Shizuoka, nous optons pour suivre les petites routes malgré les montées supplémentaires. Nous nous retrouvons alors vers des fermes, où les vaches et moutons vont praire dans les pâturages au pied du Mont Fuji, révélant des paysages incroyables et peu commun au Japon.  Les 1000 mètres de descente se poursuivent. Avant d’entrer dans la ville de Fujinomiya, nous découvrons les chutes d’eau de Shiraito. Suivant le petit sentier, nous arrivons au pied de cette chute magnifique. La mousse tapisse les parois où l’eau se déverse de plusieurs endroits. L’énergie y est incroyable. Une sérénité mystérieuse se dégage du site. L’eau y est d’un bleu et d’une limpidité exceptionnelle. À son pied, nous nous rechargeons des énergies de vie, ...

Le Mont Fuji s’élève dans le ciel

  À la Pagode du parc Arakurayama Sengen, la foule attend pour prendre la célèbre photo du Mont Fuji voilé derrière les nuages. Après le temple Zen, l’ambiance nous invite à reprendre nos vélos pour nous relier à une nature plus sereine . Nous longeons la piste cyclable qui suit les 5 lacs. La montagne sacrée apparaît devant l’eau bleue miroir, parfois avec des fleurs de sakuras pleureur, des érables japonais ou des tulipes. Plus nous nous éloignons, plus les lacs sont paisibles.  Après le lac Kawaguchiko et le Saiko, nous arrivons vers le Shoji où nous mangeons à l’ombre d’un arbre, face au géant qui se dresse dans toute sa splendeur. Nous poursuivons ensuite vers le dernier le lac, le Motosuko. C’est une réserve naturelle et aucune construction n’est autorisée. Lorsque nous arrivons au bord de l’eau, c’est un miroir parfait . Le Mont Fuji s’élève dans le ciel et culmine jusqu’à ses 3 776 m d’altitude, le point le plus haut du Japon. Cette montagne reste mystique et mystérie...

Comme attiré par un aimant

Auprès des flancs du mont Fuji, l’idée de redescendre dans la vallée de Tsuru n’est pas réjouissante, ni pour notre esprit qui a envie de se relier à cette montagne sacrée ni par notre corps qui rechigne une nouvelle montée. Pourtant, il annonce un temps exécrable durant 3 jours. Nous cherchons toutes les possibilités, puis acceptons finalement de redescendre vers cet homme qui nous a invités il y a déjà plus d’une année. Comme attiré par un aimant, tout s’aligne pour que nous y alliions, même la pluie. Rien pourtant ne nous avait préparés à cette rencontre.  «  Bienvenu dans mon temple Zazen  » Yamamoto San nous accueille avec une cérémonie du thé. Je regarde Xavier, les yeux humides de gratitude. Je vois que lui aussi est ému, de ce moment hors du temps, du chemin qui nous y a menés et de l’expérience qui se présente à nous . Nous ressentons une profonde humilité, si petit face au pouvoir de la Vie dans sa destinée. Comment partager le profond émerveillement que nous v...

Les sources sacrées d’Oshino

Seul, le mont Fuji domine le plateau d’altitude de la préfecture de Yamanashi. Son cône arrête les précipitations et les nuages, il est donc souvent caché derrière un voile. Pouvoir l’observer n’est donc pas un dû, au contraire. Cela nourrit le mystère et lui confère un caractère imprévisible et impétueux.  De nombreuses précipitations s’abattent sur ses flancs et pourtant aucune rivière ne s’écouler le long de ses pentes. Composé de sédiments volcaniques et de lave poreuse, l’eau pénètre facilement dans le terrain, comme aspirée par le volcan. Elle ressort sous forme de source près de la base de la montagne après avoir été filtrée durant de longues années. Les sources d’Oshino font partie de cette eau pure et limpide qui sort des profondeurs du mont Fuji. Sacrées, elles sont révérées par la population locale depuis des temps immémoriaux.  Lorsque nous arrivons, les cerisiers japonais sont au paroxysme de leur beauté. Ils créent une allée magnifiquement fleurie autour de la r...

Les rencontres façonnent notre chemin de vie

Le col se poursuit, et la pente devient plus brutale. Interminable montée. Pourtant la nature est toujours aussi belle. Se concentrer sur ces pépites de joie que sont les chants des oiseaux ou les fleurs de sakura devient une échappatoire afin que l’émerveillement apaise l’effort. Un kilomètre en montée sur nos vélos chargés prend parfois 20 minutes . C’est lent. On a le temps à la fois pour l’émerveillement et parfois le découragement. Soudain, le Mont Fuji apparaît. Un cône blanc qui perce le ciel bleu roi au-dessus des forêts. Voilà une entrée élégante.  Il se cache ensuite dans les lacets de la montée. Au sommet, un tunnel nous fait passer de versant. Nous rejoignons le lac Yamanaka. Cette fois, il apparaît dans toute sa grandeur, majestueux. Le Mont Fuji est impressionnant. Montagne sacrée, c’est un lieu qui malgré sa notoriété offre un tableau exceptionnel . Les images que nos avions en tête n’ont pas la puissance de sa présence. Les dernières pluies ont aussi retardé la flor...

La vallée de Doshi

La vallée le long de la rivière Doshi nous conduit en altitude. Elle nous offre un lieu spectaculaire où les arbres en pleine floraison créent des couleurs lumineuses et splendides parmi les centaines de verts composés des feuilles qui viennent d’éclore. Les forêts sont incroyablement lumineuses , vertes aux mille nuances, alors que les fleurs colorées parent les maisons au toit traditionnel. Nous sentons l’énergie du printemps. Les oiseaux et leurs joyeuses mélodies sont les témoins visibles de l’énergie qui renaît, de la vitalité qui se déploie.  Pourtant, le col est long et nous gagnons péniblement de l’altitude, même si pour une fois la pente est relativement régulière. Parfois, nous passons les ponts sur la Doshi à l’eau cyan et cristalline. Soudain, nous découvrons un pont suspendu. Il rejoint la berge opposée à plus de 20 mètres au-dessus du gouffre. Nayla et Fibie se lancent le défi de rouler sur cette construction vacillante.  De l’autre côté, la forêt est incroyable...

S’il n’y avait que des rendez-vous

Ben San est venu nous retrouver à Togari pour nous emmener chez lui à Chiba, là où nos vélos nous attendent. Nous avons les yeux humides, de quitter ce lieu et surtout la famille Kanoe San. Silencieux, nous regardons les paysages défilés. La vallée de la Chikuma le long de laquelle nous avons roulé en septembre 2023. Nous observons les montagnes enneigées qui nous entourent. Le panorama semble aller beaucoup trop vite pour nos corps habitués au rythme du vélo.  Au volant sur l’autoroute, Ben se trompe de sortie. Nous allons passer par une autre vallée, faisant un détour de plus d’une heure sur notre trajet. Pourtant, c’est impossible de faire demi-tour. Nous poursuivons dans les tunnels qui nous emmènent dans cette nouvelle vallée vers les hautes montagnes des Alpes Japonaises. Xavier observe l’itinéraire sur la carte et soudain il réalise que nous allons passé à moins de trois kilomètres de Saito Sherpa San, un écrivain et journaliste dans le monde de l’Outdoor au Japon. Nous l’av...