Nous longeons la côte est. La route caresse la mer turquoise, puis s’égare parfois dans quelques montées abruptes. Soudain, un chemin apparaît. Il mène à un temple. Nous nous y glissons avec émerveillement et découvrons l’antre du phénix . Majestueux, éclatant, fascinant, l’oiseau de feu semble appeler à la renaissance. Ceux venus prier se prosternent et tournent autour de lui avec lenteur. Alors nous suivons le mouvement, nous aussi, honorant cet être mystique et tout ce qu’il symbolise. Une forêt de pins nous accueille au bord de l’océan. Les vagues sont tumultueuses, pourtant l’eau est d’une beauté saisissante. Fibie adore jouer dans le sable ; elle s’y plonge littéralement. Puis elle se met à faire de la gymnastique : des roues, encore et encore, comme si le rivage lui offrait un immense terrain de liberté. La météo annonce des pluies torrentielles pour demain. Nous cherchons alors un refuge parfait. Nous découvrons un pavillon, bien abrités… pourtant, quelque chose nous souffle ...