Ce matin, nous plongeons dans l’eau turquoise, fraîche, vivifiante. Le corps se réveille, l’esprit s’ouvre. Se relier à l’eau, à cette mer vivante, c’est se reconnecter à quelque chose d’essentiel, de puissant, surtout au coeur des îles d’Oki. Puis nous allons voir un festival local. Les Mae, les danses traditionnelles, s’ouvrent avec celles des dragons. Les gestes sont précis, habités, transmis depuis des générations. Nous rencontrons ensuite le maire, Ikeda san. Avec simplicité, il nous offre sa place, son fauteuil. Les filles s’y installent, presque étonnées. Le geste est symbolique, fort. Le maire nous remercie alors d’être venus relier Okinoshima au monde. Et il s’étonne, sincèrement, de cette manière que nous avons de suivre les lieux, de répondre à leurs appels. Pourtant, il est touché que tout nous ait conduits ici, à Okinoshima. Comme si lui aussi percevait cet appel invisible qui nous a guidés. Nous ressentons profondément l’influence de Matsuyama-san...
Elles nous appelaient depuis longtemps. Elles devaient être le premier point de départ de notre projet en 2023. Mais la vie en avait décidé autrement. Alors nous avons continué, en laissant cet appel en suspens… sans jamais vraiment l’oublier. Et puis, au moment où nous nous y attendions le moins, elles sont revenues à nous. Nous pensions n’avoir que deux options pour rejoindre la Corée du Sud par bateau. Mais une nouvelle voie s’est dessinée, presque à la dernière minute. Un ferry reliant Tottori à Donghae. Une ouverture inattendue. Un signe, peut-être. Et comme un clin d’œil du destin, le ferry hebdomadaire n’est disponible qu’à partir de fin avril. Il avait été suspendu durant 4 ans. Cette fois, la porte est grande ouverte, c’est depuis la même ville que les ferry partent pour les iles Oki. Alors nous embarquons pour Okinoshima. Matsuyama Mutsugu et Kinuko san nous y accueillent avec une chaleur incroyable . Nous les avions rencontrés au Sea to Summit de Daisen, cela fait deux ...