Les premiers élans du printemps apparaissent enfin. Dans l’air flottent les senteurs exquises des pruniers en fleurs, délicates et fruitées. Les arbres se parent de pétales blancs, roses ou jaunes pâles. Les cerisiers pleureurs déploient leurs branches comme de longs voiles roses, majestueux, dans la douce lumière. Tout semble murmurer le renouveau. Une sensation de légèreté s’installe, comme si la terre invoquait ce souffle de vie. Nous sentons aussi cet éveil monter en nous, comme la sève au coeur des arbres . C’est encore léger, un frétillement que l’élan du cheval de feu va certainement nourrir avec ardeur. Les premiers murmures du printemps sont là, même si le vent reste froid, même si les gelées du matin blanchissent encore la terre, et que quelques flocons tardifs viennent parfois rappeler l’hiver. C’est dans cette atmosphère que nous avons eu la chance de découvrir la moxibustion. Un maître, Seijiro Tsuneta, nous a offert de nous guider dans nos premiers pas. Un apprentiss...
L’aventure doit se vivre. Elle ne naît pas dans les récits ni dans les images que l’on regarde. Elle est une expérience du corps et du cœur, un pas vers l’inconnu où l’on accepte de rencontrer le monde tel qu’il est. C’est peut-être cela que nous offrons à nos filles : ne pas seulement admirer le monde, mais y entrer pleinement. Marcher dedans, y dormir, y frissonner, y rire, y trouver parfois l’inconfort qui rend les instants de chaleur encore plus précieux. Car l’aventure n’est pas forcément spectaculaire. Elle peut être simple. Mais dans ces moments-là, quelque chose s’ouvre. Le regard change, les sensations deviennent plus vives, et l’on découvre que la beauté du monde est là, autour de nous. Aujourd’hui, Fibie insiste pour que nous allions dormir au sommet d’Osorakan, la plus haute montagne d’Hiroshima. Cette fois, la fenêtre météo est parfaite. Nous préparons le matériel et nous voilà partis. Il nous faut grimper pour atteindre le sommet, marcher avec le poids de nos sacs, pou...