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Affichage des articles associés au libellé Bulgarie

Un nouvel envol

Nayla et Céline face au lever du soleil Cette fois, il est temps pour nous de dire au revoir à la mer noire. Nous sommes attendus. Des conférences sont prévues à Prague en Tchéquie et à Zittau en Allemagne . Nous profitons aussi de partager nos expériences avec des enfants, nous allons donc passer dans quelques écoles. Évidemment, les distances sont trop longues. Une heure en voiture représente 1 jour à vélos pour nous et jamais par la voie la plus directe. En plus, on aime bien se perdre sur les petites routes. Alors nous devons glisser tout notre matériel dans des cartons . Et c’est un réel casse-tête, pour pouvoir tout emballer avec des compagnies aériennes qui demandent des dimensions et des poids différents. Il y a des chances que nous devions faire des modifications à Prague, déballer et répartir le poids différemment. Cela prend du temps, et aussi, nous profitons de trier tout ce qui n’est plus essentiel. C’est également  un apprentissage pour Nayla et Fibie, apprendre à lâc...

Le vent fait souffler l’écume des déferlantes

Les troncs et morceaux de bois déposés sur la plage par la mer et la tempête Le temps est à nouveau tempétueux. Le vent fait souffler l’écume des déferlantes. Les vagues sont tellement puissantes qu’on sent les profonds courants marins. Elles sont déchaînées et transportent d’ailleurs des morceaux de bois, et des bouts de troncs. Aujourd’hui, c’est la seule fois où nous ne nous baignons pas. C’est bien trop dangereux, non seulement à cause de la tempête, mais surtout à cause du bois qui se trouve dans l’eau. Certains disent que la mer noire est balayée par les pires tempêtes durant l’hiver. Aujourd’hui, la mer hurle sa présence. Le ciel sombre, par moment le brouillard épais annihile l’horizon.  Pourtant, il y a une puissance qui se dégage de la mer. Comme une force qu’elle nous offre, non pas à combattre, mais simplement à être. Rien n’arrête les courants marins malgré leur souplesse, leur présence s’impose d’elle-même. Cette mer tumultueuse est comme la libération de toute ces é...

Nous savourons ces journées ensoleillées

Bain matinal avec le lever du soleil sur la mer Noire.   Le soleil resplendit. Le ciel est bleu cyan. La mer s’étend à l’infini. Les couleurs sont phénoménales. Nous nous sentons comme aimantés par cette gigantesque étendue d’eau.  Nous marchons sur la plage, au-delà des falaises pour rejoindre une autre plage sauvage. La mer est limpide, la visibilité dans l’eau est incroyable. Nayla et Fibie découvrent des falaises d’argile . Elles s’en recouvrent le corps et doivent alors se laver dans l’eau glaciale pour nettoyer cette terre collante. La découverte de la côte en argile.   Nous profitons toujours de nous baigner. Lorsque la mer est plus calme, nous essayons de rester plus longtemps quelques minutes au maximum. Nous nageons. Parfois, les filles jouent longtemps et courent dans l’eau au point ou elle oublie parfois que leurs pieds sont engourdis par le froid. Nous aussi nous passons de plus en plus de temps dans l’eau et des jours nous nous baignons plusieurs fois. L’ea...

Des ailerons surgissent

Nayla et Fibie, proches des dauphins.   Depuis quelques jours, nous avons droit à de somptueux levers du soleil. Il apparaît rouge sur l’horizon, comme un cadeau enflammé en début de journée. Il nourrit notre émerveillement.Et pourtant nous n’avons pas encore reçu notre plus belle surprise de la mer. Soudain, nous découvrons un aileron. « Les dauphins! » s’exclament Nayla et Fibie. Nous courons sur la plage. Là, des dauphins viennent nous dire bonjour. Les plus proches sont à moins d’une dizaine de mètres de nous. Ils sont présents dans les teintes flamboyantes qui se reflètent sur la mer. Cette rencontre nous touche profondément. Nous sommes seuls avec les dauphins. En plus, ils sont arrivés au moment même ou j’étais en train d’écrire quelques lignes sur la relation entre les enfants et la nature pour notre prochaine conférence, comme les témoins silencieux d’un message important, comme une puissante synchronicité. Céline, Xavier, Nayla et Fibie ____________ __________ __________...

La vie qui foisonne dans la mer noire

Nous découvrons les poumons de mer.   Aujourd’hui, nous découvrons des méduses sur la plage. Elles font jusqu’à 50 centimètres et sont légèrement bleutées, surtout le rebord de leur ombrelle. Nommées le poumon de mer, elles sont magnifiquement belles et possèdent de gros tentacules. Nayla et Fibie les trouvent incroyables. Nous en avons aussi vu de toutes petites transparentes qui parfois nagent dans l’eau calme.  Une méduse échouée sur la plage.   Nayla et Fibie profitent d’apprendre, de faire des expériences chimiques, de faire leur projet sur le corps humain, sur les animaux, sur la géographie des pays que nous avons traversé. Elles créent un conte, font du théâtre et de la danse. Elles peignent avec l’ancre japonaise. Elles profitent d’être posées sur un canapé pour lire. Nayla et Fibie adorent faire des acrobaties. À la tombée de la nuit, c’est un magnifique lever de lune sur les flots qui nous offrent un spectacle sensationnel. Nayla et Fibie imaginent toute cette v...

Pourquoi l’appelle-t-on la mer Noire?

  Les vagues déferlent sur la plage.   « Mais pourquoi on l’appelle la mer Noire ? » ont demandé Nayla et Fibie.  La mer noire est entourée par la Bulgarie, la Géorgie, la Roumanie, la Russie, l’Ukraine et la Turquie. Trois fleuves s’y jettent le Danube, le Dniepr et le Don . Le bassin versant des rivières de la mer noire touche un total de 24 pays. Elle est connectée à la mer de Marmara par le détroit de du Bosphore, puis à la mer Égée par le détroit des Dardanelles. Au Nord-Ouest, la mer d’Azov est reliée par le détroit de Kertch.  L’Empire ottoman en son temps entourait totalement la mer noire. Or durant cette période, les Turcs donnèrent des noms de couleurs aux points cardinaux. Le Noir désignant le nord hors la mer noire se situe parfaitement au nord de la Turquie. La mer noire aurait ainsi été nommée par sa localisation géographique. La mer Méditerranée était nommée la mer blanche, la mer du sud.  Ainsi Kara, signifie le noir et désignait le nord, Ak dés...

Le sable s’illumine

Trouver l’équilibre parfait des galets.   Aujourd’hui, c’est la lune noire. Tout est calme paisible. Nous réalisons que nous pouvons voir enfin les étoiles. Pour la première fois depuis des jours, le ciel est clair . Nous décidons de rejoindre la plage pour pouvoir les observer. Sans pollution lumineuse, le ciel est fabuleux.  Sur la plage, nous sommes émerveillés par la Voie lactée, et essayons de reconnaître les constellations et d’en apprendre d’autres. La mer est paisible, tout est doux. « Il y a de la magie! » s’exclame Fibie. « Je fais de la magie » Elle est euphorique. Regarde lorsque je frotte le sable avec mes pieds!  Nous pensons qu’elle est en train de créer un jeu imaginaire, mais Nayla s’exclame encore plus fort, « Regarde! Regarde! » A l’intérieur du sable se cache du plancton bioluminescent.   Nous réalisons alors que des paillettes vertes s’illuminent dans le sable. Nous n’en revenons pas! Il y a du plancton bioluminescent ! A chaque fois que nous les...

Le vent du Nord se lève

Nayla et Fibie jouent avec la mer. Souvent, elles terminent dans l’eau.   Chaque matin, nous sommes reconnaissants. Nous sentons que nous avons fait le bon choix. Les températures ne cessent pas de descendre. Le vent du nord s’est levé. Il est puissant et amène un air glacial. Même les murs du petit appartement sont froids. Avec deux faces exposées, la chaleur n’arrive jamais à tempérer la pièce. Seul le salon est chauffé par l’unique climatisation. Ainsi, nous travaillons en doudoune et en chaussette en laine. Nous préparons notre nouvelle conférence, celle que nous allons présenter à Prague et en Suisse. A chaque fois, nous en créons de nouvelles, comme si les enseignements que nous avions appris le long du chemin nous invitaient à partager différemment, à passer un nouveau message, et offrir une autre facette de notre vie d’aventures. La plage est un terrain de jeux infini.   Nous nous sentons reliés aux saisons et acceptons ce temps d’intériorisation. Nous nous offrons l’...

Un front s’avance

Un front s’avance à l’horizon. Ce matin, les nuages créent une barrière sur la mer. On dirait qu’il y a de gigantesques montagnes à l’horizon, un front s’avance. Il est impressionnant comme s’il transformait le paysage , comme s’il coupait l’infini de la mer, comme s’il mettait une barrière. Comme s’ils n’étaient pas uniquement les furies du ciel, mais un passage, une transformation à venir. Souvent lorsqu’on entend transformation, on commence à serrer les dents, à vouloir s’accrocher encore plus fort à ce qui crée notre univers, aux croyances que nous avons érigées . Ces nuages deviennent alors la promesse de difficultés, des montagnes symboliques à gravir.  Pourtant ces moments de lucidité, ces moments où l’on entrevoit ce qui vient à nous, nous permettent de sortir des murs que nous avons bâtis autour de nous.  Nous avons le choix. Nous pouvons prendre la décision de nous terrer encore plus profondément pour nourrir statu quo. Parce que le changement fait peur . Nous sommes...

Nos muscles demandent de bouger

La première chose à notre arrivée est de dégotter une paire de baskets pour aller courir. Nos muscles ne supportent pas un changement si radical d’activité. Si nous arrêtons d’un coup, ils hurlent en pleine nuit et les crampes nous empêchent de dormir. Nous allons donc dans les petites échoppes. La femme qui tient celle-ci arrive difficilement à se déplacer. Lorsque je lui demande pour une taille 38, elle m’explique en bulgare qu’il faut que j’aille dans la remise pour aller chercher la paire de chaussures . Je vais donc fouiller dans ces cartons jusqu’à ce que je trouve une paire qui fera l’affaire pour deux mois. Elle est ravie que je trouve chaussure à mon pied. J’aime ce petit village, les interactions avec les locaux. Ils sont sympathiques à leur manière, avenants, mais discrets. Il y a aussi un terrain de sport, sur lequel nous pouvons profiter de jouer avec Nayla et Fibie. Elles sont contentes. Elles avaient elles aussi envie de se poser. Alors nous prenons le temps pour étudier...