Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Nara

Sur la route des retrouvailles

La route nous propulse d’un paysage à l’autre, et chaque retrouvaille rallume l’élan qui nous pousse à avancer. Et quand le chemin hésite, on suit notre instinct : c’est lui qui ouvre les passages. Après un dernier col au coeur des montagnes de Shiga, nous plongeons jusqu’au lac Biwa, la plus grande réserve d’eau douce de l’archipel. Son bleu paisible s’étire jusqu’aux montagnes qui s’élèvent sur l’autre versant. Vaste et lisse, elle est réconfortante, le soleil aussi. Sa lumière nous enveloppe d’une caresse chaude et douce. Plus loin le château d’Hikone se dessine sur la colline, l’une des 12 structures originels du Japon. Nous passons devant sa silhouette élégante. Soudain, le vent se lève, puissant et impétueux. Le lac change de visage, métamorphosé : ses eaux, secouées par les vagues, se font sombres, ténébreuses, tumultueuses. Pourtant, un arbre nous tend ses branches pour nous abriter. C’est ici que nous montons la tente, bercé par les parfums de la terre, les chants des oise...

Au rythme du vent et des rencontres

Nous reprenons la route, sacoches chargées, cœurs ouverts, prêts à affronter la pluie, les kilomètres et l’inconnu. Chaque détour nous offre une rencontre inattendue, chaque étape devient une aventure, entre gratitudes, défis et retrouvailles vibrantes. C’est à nouveau le grand départ. Demain, nous reprenons la route. Et comme à chaque fois que tout est nettoyé et propre, une pluie abondante est annoncée pour toute la journée... on espère passer à côté des gouttes, mais nous savons bien que nous serons détrempés. C’est presque un clin d’œil de la Vie, combien de fois sommes-nous repartis sous des pluies diluviennes. Nous en rions, même si nous nous sentons comme des chats qui à l’abri dans un cocon douillet, n’ont pas envie de mouiller leur pelage. On s’inquiète pour nous, Kiyoko San, la femme de Tatsuno San, fondateur de Montbell, chez qui nous sommes invités à Manyoso, a envie de nous aider. Nous devons récupérer notre matériel resté à Osaka et reprendre la route en direction de ...

Un au revoir au Japon, en kimonos

  Nayla et Fibie entrent dans la petite maison. Là, des dizaines de kimonos sont suspendus. Elles en choisissent un en quelques secondes seulement. La femme élégante vêtue de son kimono est surprise. « Vos filles ont un esprit très clair ! » S’exclame-t-elle. Ensuite, la transformation a lieu. Chaque détail, jusqu’au Obi, la ceinture, est arrangé à la perfection . Il ne reste plus que la coiffure. Un chignon pour Nayla, une tresse pour Fibie. Elles enfilent finalement leurs petites chaussures traditionnelles. Les voilà qui marchent dans le parc de Nara, à tout petit pas. Cela change de leur course folle ! Droites, élégantes, elles ne portent pas uniquement le kimono. Elle entre réellement dans l’énergie de ce pays. Elle porte ce vêtement à la Japonaise. Comme si tous ces mois passés au cœur de l’Empire du Soleil levant leur avaient fait prendre l’attitude et la gestuelle . Pénétrant dans un petit temple, elles déposent délicatement leur chaussure sur une pierre. Elles sont alignées...

L’ancienne capitale impériale

De retour à l’ancienne cité impériale de Nara, nous suivons un chemin dessiné par des lanternes en pierre. Elles sont splendides et semblent illuminer la voie, au cœur de la forêt. Toutes sont similaires et chacune d’elle est unique. Ce sont des tōrō, les lanternes traditionnelles. Nous les rencontrons devant les temples bouddhistes, les sanctuaires shintoïstes et dans les jardins japonais. Elles peuvent être faites en bois, en métal ou en pierre. À l’origine, ces lanternes représentent les cinq éléments de la cosmologie bouddhiste. Le toit évoque l’air et l’esprit, la partie où se trouve la lumière rappelle le feu, le socle représente l’eau, le ou les pieds invoquent la terre. Ces lanternes symbolisent l’idée qu’après la mort, nos corps retournent à leur forme originelle. Pour nous, ces lanternes allient finesse et symbolisme. Ce sont des appels de lumières, elles invoquent la clarté de l’esprit.  Nayla et Fibie sont surtout attirées par les magnifiques arbres du parc ! Elles ...

Quel accueil à Kashiba!

Nous vous souhaitons un Noël qui s’illumine de chaque bougie que vous allumez, de chaque sourire que vous donnez, de chaque moment de présence que vous offrez à vous-même et à l’autre. Noël, c’est la magie qu’on fait naître d’actes ordinaires pour les rendre délicats, inspirés, transparents et bienveillants. Joyeuses fêtes de Noël Les derniers kilomètres au Japon. Nous devons grimper un peu. Au sommet, nous découvrons un temple intriguant. L’énergie y est incroyable. N ous plongeons au cœur de la délicatesse et de l'élégance japonaise . Comme un au revoir, nous entrons au cœur de ce temple bouddhiste qui reflète un Japon mystérieux et envoûtant. Puis Yuka, Kasan et Hasumi viennent nous retrouver. Nous roulons ensemble jusqu'à Kashiba. Nous nous retrouvons dans l’ancien village. Les petites ruelles sont si étroites qu’aucune voiture ne passe entre ces maisons traditionnelles. Ils nous invitent chez eux pendant le week-end, dans leur magnifique chambre d’amis qu’ils ont rénovée ...

La décompensation

  Nayla et Fibie préparent des kakis sauvages selon la tradition. Elles les pèlent puis les suspendent à un fils. Les kakis sont en général trop amers pour être consommés sans être séchés durant une dizaine de jours. A l’ombre et à l’abri de la pluie, ils deviennent sucrés . Nayla et Fibie tentent tant bien que mal d’en faire une guirlande, malgré qu’une fois pelés ces fruits deviennent gluant et glissant comme des poissons. Pourtant, elles se réjouissent de pouvoir les déguster ! Patience. Pendant ce temps, nous devons préparer les rapports à présenter à Japan Eco Track et à l’équipe de développement de MontBell. Heureusement, Fumi est là . Si attentionnée avec les filles, elle les prend pour aller faire un peu de grimpe.  Pourtant 2 jours plus tard, c’est la décompensation. D’abord du défi que notre projet au Japon représente. Ce n’est pas tant pour les kilomètres, un cycliste expérimenté peut faire ce tour en deux mois, mais parce que nous sommes en famille. Ce qui a surto...