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Articles

Affichage des articles du mars, 2026

Voyage au cœur d’un savoir ancien

Les premiers élans du printemps apparaissent enfin. Dans l’air flottent les senteurs exquises des pruniers en fleurs, délicates et fruitées. Les arbres se parent de pétales blancs, roses ou jaunes pâles. Les cerisiers pleureurs déploient leurs branches comme de longs voiles roses, majestueux, dans la douce lumière. Tout semble murmurer le renouveau. Une sensation de légèreté s’installe, comme si la terre invoquait ce souffle de vie. Nous sentons aussi cet éveil monter en nous, comme la sève au coeur des arbres . C’est encore léger, un frétillement que l’élan du cheval de feu va certainement nourrir avec ardeur. Les premiers murmures du printemps sont là, même si le vent reste froid, même si les gelées du matin blanchissent encore la terre, et que quelques flocons tardifs viennent parfois rappeler l’hiver. C’est dans cette atmosphère que nous avons eu la chance de découvrir la moxibustion. Un maître, Seijiro Tsuneta, nous a offert de nous guider dans nos premiers pas. Un apprentiss...

L’aventure ne se regarde pas, elle se vit

L’aventure doit se vivre. Elle ne naît pas dans les récits ni dans les images que l’on regarde. Elle est une expérience du corps et du cœur, un pas vers l’inconnu où l’on accepte de rencontrer le monde tel qu’il est. C’est peut-être cela que nous offrons à nos filles : ne pas seulement admirer le monde, mais y entrer pleinement. Marcher dedans, y dormir, y frissonner, y rire, y trouver parfois l’inconfort qui rend les instants de chaleur encore plus précieux. Car l’aventure n’est pas forcément spectaculaire. Elle peut être simple. Mais dans ces moments-là, quelque chose s’ouvre. Le regard change, les sensations deviennent plus vives, et l’on découvre que la beauté du monde est là, autour de nous. Aujourd’hui, Fibie insiste pour que nous allions dormir au sommet d’Osorakan, la plus haute montagne d’Hiroshima. Cette fois, la fenêtre météo est parfaite. Nous préparons le matériel et nous voilà partis. Il nous faut grimper pour atteindre le sommet, marcher avec le poids de nos sacs, pou...

Du silence des cèdres au tumulte de Tokyo

Depuis le cœur des montagnes, nous prenons le train rapide pour rejoindre Tokyo. Peu à peu, nous plongeons dans l’immensité de la métropole. Au cœur de ses rues bondées, les bruits stridents et les odeurs de la ville éveillent chez les filles des sentiments mêlés, mitigés. Peut-être est-ce simplement notre vie de simplicité qui nous a habitués à autre chose, à d’autres richesses, celles qui ne tiennent ni dans les vitrines, ni dans les milliers d’expériences offertes par la ville, et encore moins dans les biens que nous ne pourrions jamais transporter sur nos vélos. Là où les enfants des villages japonais rêvent souvent de découvrir Tokyo, Nayla et Fibie n’y voient pas vraiment de trésors cachés. Ce qui donne un sens à notre venue, ce sont les amis que nous allons retrouver. Alors nous nous amusons autrement : regarder les pancartes des menus et imaginer tout ce que nous pourrions manger, observer les passants pour élire le plus extravagant ou le plus inattendu, et savourer des crêpes...

Elles ont 8 et 12 ans. Elles parlent au monde.

Les conférences sont une excuse, une porte d’entrée pour de nouveaux échanges, pour des réflexions communes, pour ouvrir de nouvelles voies. Cette fois, nous allons donner la parole à ceux qui ont participé à l’événement et qui ont écrit un message. La première conférence est au cœur des montagnes Chugoku à Shobara chez Satou Tomonori. Et voilà le message de Satou san , traduit depuis le Japonais. « Comme prévu, il est très difficile de mettre des mots sur ce que nous avons vécu, mais ce moment, cet espace, étaient tout simplement exceptionnels. Dès le début, l’énergie et la chaleur de la famille Pasche ont envahi la salle. Beaucoup de personnes avaient les larmes aux yeux, le cœur débordant d’émotion. Les rencontres et les apprentissages qu’ils ont tirés de leur tour du monde à vélo portent en eux quelque chose de précieux, que notre époque a non seulement oublié, mais parfois même abandonné. Les images étaient sous-titrées en japonais, et pourtant, d’une manière étrange, le message s...