Ce matin, nous plongeons dans l’eau turquoise, fraîche, vivifiante. Le corps se réveille, l’esprit s’ouvre. Se relier à l’eau, à cette mer vivante, c’est se reconnecter à quelque chose d’essentiel, de puissant, surtout au coeur des îles d’Oki. Puis nous allons voir un festival local. Les Mae, les danses traditionnelles, s’ouvrent avec celles des dragons. Les gestes sont précis, habités, transmis depuis des générations. Nous rencontrons ensuite le maire, Ikeda san. Avec simplicité, il nous offre sa place, son fauteuil. Les filles s’y installent, presque étonnées. Le geste est symbolique, fort. Le maire nous remercie alors d’être venus relier Okinoshima au monde. Et il s’étonne, sincèrement, de cette manière que nous avons de suivre les lieux, de répondre à leurs appels. Pourtant, il est touché que tout nous ait conduits ici, à Okinoshima. Comme si lui aussi percevait cet appel invisible qui nous a guidés. Nous ressentons profondément l’influence de Matsuyama-san...