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Affichage des articles associés au libellé Tokyo

Le marathon s'achève, l'amitié demeure

C’est le dernier souffle de ce marathon de conférences.  Direction Tokyo. Viera-san a orchestré trois événements en un temps record. À peine arrivés, nous nous retrouvons face à Tokyo by night : une mer de lumières, des buildings scintillants à perte de vue. Là-haut, perchés au sommet d’une tour de plus de 33 étages, avec la baie de Tokyo s’étendant devant nous, une sensation étrange nous enveloppe, à la fois d’être en plein centre de la ville et pourtant la baie nous offre un espace. On se sent dans une tour d’ivoire, hors du tumulte. Les lumières en deviennent alors presque magique. Mais très vite, ce sont les rencontres qui prennent le dessus. Nous faisons face à des personnes profondément touchantes. Peut-être encore plus réceptives parce qu’elles comprennent directement nos mots en anglais. Les émotions circulent librement, puissantes, vibrantes, parfois bouleversantes. Quelque chose de vivant, presque invisible, se glisse dans le cœur des gens. Kazuko san est particuli...

Du silence des cèdres au tumulte de Tokyo

Depuis le cœur des montagnes, nous prenons le train rapide pour rejoindre Tokyo. Peu à peu, nous plongeons dans l’immensité de la métropole. Au cœur de ses rues bondées, les bruits stridents et les odeurs de la ville éveillent chez les filles des sentiments mêlés, mitigés. Peut-être est-ce simplement notre vie de simplicité qui nous a habitués à autre chose, à d’autres richesses, celles qui ne tiennent ni dans les vitrines, ni dans les milliers d’expériences offertes par la ville, et encore moins dans les biens que nous ne pourrions jamais transporter sur nos vélos. Là où les enfants des villages japonais rêvent souvent de découvrir Tokyo, Nayla et Fibie n’y voient pas vraiment de trésors cachés. Ce qui donne un sens à notre venue, ce sont les amis que nous allons retrouver. Alors nous nous amusons autrement : regarder les pancartes des menus et imaginer tout ce que nous pourrions manger, observer les passants pour élire le plus extravagant ou le plus inattendu, et savourer des crêpes...

Au rythme du vent et des rencontres

Nous reprenons la route, sacoches chargées, cœurs ouverts, prêts à affronter la pluie, les kilomètres et l’inconnu. Chaque détour nous offre une rencontre inattendue, chaque étape devient une aventure, entre gratitudes, défis et retrouvailles vibrantes. C’est à nouveau le grand départ. Demain, nous reprenons la route. Et comme à chaque fois que tout est nettoyé et propre, une pluie abondante est annoncée pour toute la journée... on espère passer à côté des gouttes, mais nous savons bien que nous serons détrempés. C’est presque un clin d’œil de la Vie, combien de fois sommes-nous repartis sous des pluies diluviennes. Nous en rions, même si nous nous sentons comme des chats qui à l’abri dans un cocon douillet, n’ont pas envie de mouiller leur pelage. On s’inquiète pour nous, Kiyoko San, la femme de Tatsuno San, fondateur de Montbell, chez qui nous sommes invités à Manyoso, a envie de nous aider. Nous devons récupérer notre matériel resté à Osaka et reprendre la route en direction de ...

Une rencontre avec HIPPO Family

Ce matin, nous entrons dans un autre monde, celui de la vie d’un employé travaillant dans le monde des affaires à Tokyo. Nous prenons le train depuis Chiba. Nous entrons dans le métro bombé durant l’heure de pointe. No us restons debout durant plus d’une heure, pendant tout le trajet qui nous emmène à la fameuse croisée de Shibuya. Pourtant, elle ne nous surprend pas autant que nous l’avions pensé. Les rues de Dhaka étaient plus impressionnantes, tout comme la centaine de personnes qui nous entouraient à chacune de nos pauses au Bangladesh, en Inde ou en Chine. Nous poursuivons au cœur de cette mégapole pour rejoindre le lieu de notre prochaine conférence. Lorsque nous étions à Togari, nous avons rencontré les deux directeurs de l’association HIPPO. Elle promeut l’apprentissage naturel des langues, par des rencontres, des musiques, mais aussi par des échanges dans d’autres pays. Elle organise aussi des camps nature multilingues au Japon, sur une île déserte et à l’étranger. Yoshihi Fut...

Nous perdons 30°C d’un coup!

  L’élément eau a manifesté sa puissance par le passage des typhons et des pluies torrentielles. Le feu vibrait par la force des volcans, la terre été présente par ses tremblements. Il a tardé à venir, mais cette fois, l’élément air se déchaîne par sa fougue et son tempérament impétueux ! Il souffle avec violence. Nous venons de quitter la mégapole de Tokyo. D’une petite route à l’autre, nous rejoignons la piste cyclable qui longe la rivière Arakawa puis celle de Tonegawa . Nous sortons si facilement, sans même plonger au cœur de la circulation. Puis au loin se dessinent les lignes du mont Fuji, déjà tapissées de sa première neige. Même à distance, il est impressionnant par sa grandeur, lui qui s’élève bien plus haut que les collines pastel du paysage. Pourtant le vent est terrible. Il est difficile de ne pas entrer dans la lutte, de ne pas le combattre. La centaine de kilomètres au plat qui nous attend est désormais un défi. Fibie qui se réjouissait de rouler sur la piste cyclable...

Dans la résidence de l’ambassadeur suisse

  En trois jours, les inscriptions pour notre soirée à l’Ambassade Suisse sont déjà fermées. Une centaine de personnes seront présentes. Le jour de la rencontre, nous faisons connaissance avec toute l’équipe. Nous mettons enfin des visages sur les noms avec qui nous étions en contact depuis des mois, surtout via le programme de Vitality.Swiss pour lequel nous écrivons des articles. Vitality.Swiss est un programme de communication en lien à L’Expo 25 qui aura lieu à Osaka.  Lorsque je prends le micro, je sens que la salle vibre sous l’émotion de mes mots. Le public est emporté, et je sens que l’intensité de ce que je partage touche l’audience. Pour nous, une conférence a dû sens, lorsque les gens ressortent avec plus de questions sur leur vie qu’ils ne sont rentrés avec des interrogations sur la nôtre . Pour nous, notre objectif est de toucher quand nous inspirons une seule personne par soirée. Pourtant, je ne pensais pas que cette conférence marquerait à ce point les esprits...

Un dernier au revoir à Noda San

Encore un tour du destin. L’ambassade suisse ayant déplacé la date de la conférence d’une semaine, nous avons la chance de pouvoir rejoindre un quatrième Sea to Summit et roulé à travers les Alpes Japonaises. Ce changement d’itinéraire est aligné sur l’envie de Fibie et Nayla de participer à un autre événement et l’appel des montagnes qui semble toujours nous inviter au cœur des sommets. Mais ce sera pour les prochaines semaines. Plus incroyables encore, ces quelques jours coïncident avec la soirée d’au revoir de Noda San. Tout s’imbrique pour que nous soyons présents à cette cérémonie. Nous hésitons, puis décidons de suivre le flot de ce qui s’ouvre à nous. Au même moment, Midori San, sa femme nous contacte. Elle est tellement ravie que nous soyons présents. Nous passons un moment seuls avec elle. Elle s’ouvre à nous dans la même intimité qui nous avait unis lors de notre passage dans leur maison à Shikoku il y a 7 ans déjà. Elle nous raconte les derniers moments de vie de son mari. N...