Cette fois, nous laissons les hautes montagnes de l’Altaï derrière nous, comme si on se disait au revoir. Elles nous auront attirés à elles dans une danse que nous n’aurions jamais pu imaginer. Leur murmure nous a guidés de la Sibérie jusqu’en Mongolie. Nous avons reçu leur souffle au Xinjiang, en Chine, avant d’effleurer leur énergie au Kazakhstan. Comme si, d’un territoire à l’autre, nous avions suivi le fil invisible d’un même appel. Nous aurions voulu rester encore, nous enfoncer davantage dans leurs replis, nous laisser envelopper par leur présence durant l’hiver. Mais la route nous emmène ailleurs. Nous entrons déjà dans Oskemen. Après les petits villages kazakhs, nous nous retrouvons plongés dans un tout autre univers. Les grandes avenues héritées de l’époque soviétique nous paraissent démesurées. Tout semble presque irréel après ces semaines passées au cœur des montagnes, dans des paysages où l’horizon n’avait plus de limites. Heureusement, au détour d’une petite ruelle, nous t...