4 °C. Nos doigts sont gelés. Nous arrivons à la frontière kazakhe avec les froids sibériens déjà en tête. Un baraquement en construction, des hommes en vêtements de camouflage militaire et de grands sourires. Bienvenue au Kazakhstan. Nous y sommes déjà. « C’est beau ! » s’exclame Fibie. « Tout ce jaune ! » D’emblée, le Kazakhstan dévoile ses steppes or infinies, des montagnes aux allures de visages de vieillards ridés, sous un ciel bleu pastel, couleur de son drapeau. L’arrivée dans le premier village offre un accueil incroyable. Une petite dame, émue de notre passage, nous serre dans ses bras. Un vrai câlin comme Nayla les aime. Cela fait longtemps. Dans une quincaillerie, un homme paie nos achats. Les sacoches se remplissent de halva, une pâte de tournesol sucrée, de fromage fumé et de pain noir. “Où se trouve la pompe à eau?” La femme nous ouvre la porte de sa maison kazakh blanche et bleue. Après avoir traversé la cour intérieure, nous repartons avec de l’eau et des kuruts, ces bou...