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Comment emmener nos enfants en nature ?

  Après quelques kilomètres seulement, nous percevons à quel point la nature est différente à Hokkaido. Les espèces d’arbres changent. Beaucoup plus de feuillus sont présents ainsi que des conifères. Les sons et les odeurs de la forêt se sont aussi transformés . Nous devons en plus être un peu plus alertes, vu la présence de l’ours brun de l’Oussouri.  Nous revoyons des écureuils, leur absence n’était pas passée inaperçue. Un couple de Tokyo nous a d’ailleurs accostés à leur sujet. Ils étaient à la recherche d’un spécimen n’ayant jamais eu la chance d’en apercevoir. Nayla et Fibie ont été interloquées. Nous réalisons alors à quel point les adultes et les enfants d’aujourd’hui sont séparés de leur milieu naturel. Lors d’une de nos conférences, un jeune couple nous a interrogés : « Nous comprenons l’importance de la nature pour le développement des enfants, pourtant nous ne sommes jamais allés en nature avec nos parents et nous en avons peur. Il y a tant de dangers. Comment pouv...

Dans la nature vibrante d’Hokkaido

Après quelques petites heures à dormir dans le terminal d’Aomori, nous embarquons à 4 heures du matin sur le ferry. Il nous emmène sur l’île d’Hokkaido . Nous avons hâte de retourner dans ce lieu si sacré pour nous. Nous espérons voir quelques dauphins dans le détroit de Tsugaru. Seules les lignes dentelées dessinées par les montagnes des deux péninsules se détachent de l’horizon. Arrivés à Hakodate, nous quittons rapidement le port pour rejoindre la nature vibrante d’Hokkaido. Aux passages de quelques rizières, les filles s’étonnent de la grandeur des pousses et des grains. Ils deviennent les témoins du temps qui passe, comme s’ils symbolisaient notre périple depuis Tottori. Nous décidons de nous arrêter au bord du lac d’Onuma. Le mont Goma-ga-take s’élève dans le ciel. Ces parois sont de roche contrastant avec le vert sombre des forêts. Nous imaginons que c’est dû au climat froid d’Hokkaido dont les températures chutent durant l’hiver par le passage des courants provenant de la Sib...

Les Koi Nobori nous suivent depuis 2012

Dans les jardins japonais, il y a toujours des carpes, les « koi ». Gigantesques poissons aux couleurs parfois incroyables, dans les rouges, blanc ou or. Ces poissons de la beauté et de la sérénité apportent une touche de vie au monde de silence que sont les jardins. Ils sont aussi un puissant symbole de virilité et d’amour. Les Koi que nous avions reçu en 2012, Shikuko, Japon D’ailleurs au mois de mai, pour le festival des garçons, des milliers de bannières en forme de carpe flottent dans le vent. Ce sont les Koi Nobori. Elles ont pour but d’encourager les garçons à être valeureux et persévérants. La légende dit que les carpes auraient remonté le fleuve jaune avant de s’élever dans le ciel et de se transformer en dragon. 2017, Corée du Sud Nous avions reçu nos premières bannières en 2012, lors de notre premier passage au Japon. Nous étions alors en couple. Depuis, des koi nobori flotte dans le vent, attaché à nos vélos. Elle symbolise pour nous le courage de poursuivre notre chemin, ...

La passion des festivals au Japon

  Le mont Iwaki se détache de l’horizon. Un somptueux stratovolcan qui donne du caractère au paysage. Il surplombe les vergers de pommiers et de poiriers symbole de la préfecture d’Aomori. Nous allons arriver dans la ville pour le célèbre festival de Nebuta ! Un des plus connus au Japon. Ici dans le nord du Honshu, les festivals sont surtout reconnus pour être envoûtants et passionnés !  Yamamoto San nous y rejoint avec ses filles. Nous entrons grâce à eux dans les coulisses du festival ! Nous rencontrons un des architecte, dessinateur et artiste qui a créé un de ces chars. Depuis les premiers dessins aux finitions par une équipe d’artistes, les lanternes prennent environ une année pour être construits. Les perspectives, ainsi que le contraste entre les éléments statiques et ceux qui sont dessinés avec du mouvement en font un art. C’est ce contraste qui donne vie au personnage du char. Les lanternes sont fabriquées à partir de papier japonais traditionnel, le washi. Représen...

Des statues éphémères

La chaleur suffocante de la canicule nous oblige à partir à l’aube. À 5 heures, nous sommes tous debout pour commencer la journée. Nous rejoignons la mer et sur la plage de Kamayahama nous découvrons des statues de sables. C’est un festival. Des artistes ont créé des sculptures avec du sable . Nayla et Fibie courent autour de chacune d’entre elles pour observer les incroyables détails ! La Joconde fait face aux calaveras du Mexique pour la journée des morts et aux pyramides d’Égypte. Nous aimons le Bouddha qui prie dans une gigantesque main, mais nos favoris sont le visage délicat d’une femme ainsi que le dieu du feu Nebuta, célèbre dans la préfecture d’Aomori où nous nous trouvons.  La journée est longue, elle se poursuit le long de la mer puis à l’intérieur des terres dans les forêts montagneuses, là où nous découvrons notre premier écureuil du Japon ! Plus au Sud, ils ne font pas partie de l’écosystème. Nous sommes ravis de les retrouver. Leur absence avait été remarquée par nou...

Yamamoto vient à notre rencontre

Yamamoto San vient nous retrouver depuis Hachinohe avec sa fille Sato. Rencontré lors des Sea to Summit, il souhaite nous accueillir chaleureusement dans sa préfecture, celle d’Aomori. Il veut nous ravitailler et débarque dans un parc pour passer une soirée et une nuit avec nous. Nous dégustons alors la spécialité de la région, du jus de pomme. La préfecture est célèbre pour ses pommes et ses poires. Les vergers que nous découvrons le long du chemin en sont les témoins. Il nous fait aussi goûter une sorte de fromage entouré de calamar séché, un snack intéressant. Les filles ont trouvé délicieux ! Pour le repas, nous avons des grillades ainsi qu’une sèche grillée au charbon . Nous sommes ravis de déguster des spécialités locales, mais aussi de passer un moment avec Fumi. Cet homme est chaleureux et avenant. Il est drôle et rit souvent.  Les Japonais ont une facilité d’entrer en relation avec les enfants, un peu comme s’il n’avait pas perdu leur cœur d’enfant. Ce soir, Fibie fait une...

Un gros clou a perforé le pneu

  Un sifflement retentit. Le pneu de la charrette est plat. Cette fois, nous n’avons plus de chambre à air 12 pouces, difficile à trouver dans les magasins de vélo et le pneu est complètement usé. Xavier tente de bricoler plusieurs options. Tous les deux kilomètres, le pneu est à nouveau plat. Il doit s’arrêter pour essayer une nouvelle idée. Finalement, il va utiliser une chambre à air 20 pouces qu’il enroule dans le pneu, déjà recouvert de tape. Ça marche. C’est la solution jusqu’à ce que nous recevions du nouveau matériel de notre partenaire Schwalbe. Ils arriveront à Aomori dans une semaine.  Le bord de mer est incroyable. Nous découvrons un lieu mystérieux à Rakan Iwa. Les visages de 22 personnes bouddhistes y sont gravés dans la roche. Ces gardiens silencieux veillent quotidemment sur les navires depuis plus de 150 ans . Ces statues sont enveloppées par une douce sérénité. Kankai, un prêtre du temple Fukura Kaizen les a taillés afin de prier pour la sécurité des pêcheu...

Dernier col de l’île d’Honshu

  Dans la chaleur étouffante, nous gravissons un col. La pente est abrupte et il n’y a pas d’air. Nous dégoulinons de transpiration, accablés par l’effort. Le poids de nos vélos lors des cols est écrasant, par moment désespérant . En même temps, nous sommes ravis de traverser les montagnes sur cette petite route au cœur de la nature. Xavier a juste le temps d’apercevoir une sorte de cerf qui traverse en courant avant d’être enfoui par la végétation. Nous passons devant les somptueuses chutes d’eau qui naissent des pentes des volcans dormants . Nous traversons les ponts au-dessus gorges encaissées, où les rivières turquoises forment des méandres.  Cette chaleur est aussi le symbole de l’été. Nous célébrons la fin de Tsuyu, la saison des pluies. Du jour au lendemain, la pluie cesse. Coïncidences ou non, nos nuits sont maintenant merveilleusement étoilées et nous ne recevons pas une goutte de pluie. Pourtant, nous entrons dans les grosses chaleurs suffocantes de l’été japonais. ...