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Un long col pour rejoindre les montagnes

 

Depuis Matsue, la côte de la mer du Japon est splendide. Pourtant, elle n’est pas plate. Les montagnes à la végétation luxuriante plongent dans l’eau. Les montées et les descentes se suivent dans des dénivellations qui s’accumulent. Heureusement, la nature est inspirante et elle nous donne l’impulsion pour poursuivre dans l’émerveillement. Finalement, nous rejoignons un petit camping gratuit à Hamada. Un lieu où nous avions dormi il y a 12 ans lorsque nous roulions pour la première fois dans l’archipel nippon, en couple. C’était un lieu que nous avions aimé. Et nous découvrons cette même énergie.



Un gigantesque espace vert, une large plage, des roches noires volcaniques et l’eau limpide de la mer. Nayla et Fibie commencent par apprivoiser chacun leurs arbres. Elles y construisent leur petite maison en suspendant leur affaire aux branches. Et puis nous avons joué dans le sable à construire des châteaux. Finalement, le grand soleil et l’eau calme sont un appel impossible à résister. Nous allons nager dans la mer à l’eau incroyable  ! C’est la première fois que nous nous baignons dans l’océan cette année. Nous nous laissons flotter sur le dos. C’est un peu l’image de l’énergie du moment, nous nous laissons porter par les énergies qui sont présentes, par la fluidité et la douceur qui nous accompagnent. Fibie n’a plus envie de quitter ce lieu. Pourtant, demain, nous allons devoir nous lever aux premières lueurs. Un grand col nous attend, nous traversons les montagnes. 



Le lendemain, nous montons le long d’une petite route peu empruntée. 5 heures à gravir la montée qui n’en finit plus. L’humidité est étouffante par moment, jusqu’à ce qu’un petit souffle nous permette de respirer. Soudain, un couple s’arrête et nous offre des spécialités locales à base de pâtes de haricots rouges. Ils sont ravis de nous rencontrer.



Une heure plus tard, l’homme revient avec son ami. Ils nous invitent alors dans leur petit café au sommet du col. Cela donne à Nayla et Fibie l’impulsion pour poursuivre jusqu’au sommet avant le repas de midi. Mais les derniers kilomètres sont durs. Après 1’000 m de dénivellations, nous sommes finalement au col. 


Céline, Xavier, Nayla et Fibie

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