En respirant l’air vif de l’hiver, nous arrivons à GREENable Hiruzen, à Maniwa, sur le vaste plateau enneigé d’Okayama. Une terre d’un blanc immaculé.
Au cœur de tout cela se dresse Kaze no Ha, « Feuilles soufflées par le vent ». Le pavillon de Kengo Kuma nous invite à ralentir, à ressentir, à renouer avec nous-mêmes. Cet endroit est conçu pour permettre de se connecter à la nature. Nous avons été invités par Akira San pour célébrer le festival de la neige.
Pendant le festival, les enfants jouent dans la neige et dans les igloos. Ils créent de petits kamakura pour y placer des bougies qui éclairent la nuit. Il y a quelque chose de magique dans cette atmosphère joyeuse, les rires des enfants qui jouent dans la neige, les petits kamakura qui sont construits un peu partout.
Dans un des bâtiments qui fait office de musée, nous découvrons les kaya, ces herbes plumeuses utilisées depuis longtemps dans la tradition japonaise pour fabriquer des toits de chaume. Ici, à Hiruzen, elles poussent sur un sol noir tout à fait unique : un sol acide, composé de cendres volcaniques provenant du mont Daisen.
Ces kaya font partie de la tradition japonaise pour couvrir les toitures. Mais nous sommes surpris d’observer le plafond d’un petit bâtiment en bois utilisant cette technique. Comme si les chaumes s’abaissaient en direction du sol, créant un design innovant. Il y a aussi un fauteuil incroyablement confortable, lui aussi réalisé à partir de ces fibres. C’est une idée inspirante pour imaginer davantage d’objets du quotidien faits de matières naturelles, durables, dans la douceur dorée de ces herbes. Au même moment, Nayla et Fibie participent à un atelier afin de tresser ces kaya.
Puis Akira San nous emmène à Latte Bambino, où des fromages sont fabriqués à partir de lait de vache Jersey. Le fromager a été formé en Suisse, et la qualité de ses produits est incroyable. Mais surtout, il en a aussi l’allure : les gestes, les mimiques, et même la barbe. La façon dont il tient son couteau et taille le fromage nous transporte instantanément en Suisse, surtout lorsqu’il a sort son bottes-cul Ce tabouret à un pied utilisé pour traire les vaches.
Ensuite, nous allons dans le petit village de Yubara, connu pour ses sources d’eau chaude. En traversant les ruelles de nuit, bordées de quelques ryokans aux chambres en tatami, des lanternes rouges nous guident jusqu’à un bassin où tremper les pieds. Un peu plus loin, un petit temple apparaît, nous invitant à prier les kamis de la source.
Sous la neige qui tombe délicatement dans la nuit, nous arrivons au bord de la rivière. Là se trouve un onsen naturel, nudiste et mixte. En plein cœur du village, nous sommes à la fois surpris… et ravis.
Nayla est surexcitée à l’idée de se baigner dans un onsen à l’air libre, là, juste à côté de la rivière. Alors c’est parti, nous nous dévêtons et entrons doucement dans l’eau chaude. Fibie essaie tous les bassins pour découvrir lequel à la température la plus agréable pour elle. Ce soir-là, nous sommes les seules représentantes de la gent féminine. Mais c’est vite oublié. Nous profitons de la douceur de l’eau au cœur de la pénombre. C’est magique.
Au réveil, un tapis blanc recouvre les routes. Nous rejoignons le temple Fukuoji. Une neige cristalline habille les environs, et la vue s’ouvre sur les montagnes alentour et le village d’Hiruzen. Une forme de beauté pure et de paix silencieuse nous accueille.
Takaaki Kodani, le moine, nous fait l’honneur d’une cérémonie du thé, tandis que Nayla et Fibie font résonner le horagai, ce gigantesque coquillage. Un moment suspendu s’ouvre, dans un partage profond avec lui.
En évoquant la peinture de dragon qui se trouve dans le temple, il nous parle immédiatement du lien particulier que cet endroit entretient avec les dragons. C’est d’ailleurs la raison de son emplacement. Sur la peinture, cet animal légendaire tient une boule de cristal, symbole de son pouvoir et sa maîtrise de l’élément eau. La boule représenterait aussi l’énergie vitale, le chi.
Cet homme est connu comme le moine qu’on a envie de rencontrer à nouveau, vu son authenticité, et c’est vrai qu’il nous a profondément marqués.
Nous nous sentons comme appeler par ce lieu, comme s’il n’y avait pas de hasard que nous nous retrouvions ici.
Puis nous allons découvrir la station de ski Bear Valley, et profitons de faire quelques virages dans la poudreuse, avant de rentrer sur Akiota.
Céline, Xavier, Nayla et Fibie
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