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Sur cette petite île du Pacifique


Contrastant avec toutes les roches de l’île, de rares formations de granite sont aussi présentes à Mushiroze. Formées il y a plus de 60 millions d’années, les plaques tectoniques ont lentement poussé ces blocs de granite à la surface. Le vent et les vagues ont ensuite continué à les façonner dans d’étranges formations, donnant des terrains de jeux parfaits pour explorer et grimper. 


Masahiro San nous emmène découvrir sa petite île du Pacifique, dont le périmètre fait tout juste 80 km. Nous passons d’un lieu à l’autre et entrons en contact avec l’âme de Tokunoshima. Nous découvrons ces fabuleuses plages de sable blanc entourées de récifs coralliens, tout comme ses mystérieuses formations rocheuses à Innojofuta. Là, le calcaire corallien crée deux fenêtres qui s’ouvrent sur l’océan. 


Le Togyu fait partie de l’héritage culturel de l’île depuis plus de 400 ans. C’est une forme de combat de sumo pour les taureaux. Commençant tout d’abord par les présentations, ces taureaux aux larges gabarits prennent ensuite part aux combats. Même si nous avons été témoins des récits, nous n’avons pas eu l’occasion d’assister à une rencontre qui ont souvent lieu en hiver. Tokunoshima est aussi célèbre pour son champion Asahiro Taro, un sumo qui a gagné 5 grands championnats et qui était connu sous le nom du « doux géant». Il fut le 46ième yokozuna sumo dans l’histoire. C’était en 1959. 


La grotte d’Unbuki est ce qui a le plus marqué Nayla et Fibie. C’est une grotte sous-marine qui se trouve à 400 m de la côte. L’eau à l’intérieur est salée et soumise à la marée, ce qui indique une ouverture sur l’océan. Pourtant, malgré les nombreuses et récentes recherches, aucun orifice n’a encore été découvert. Des experts plongeurs ont avancé sur plus de 700 m dans ces tunnels sous-marins sans pour autant découvrir de passage. Cette grotte immergée, la plus grande connue au Japon, est surtout un lieu fascinant et son entrée sous terre dans les racines des grands arbres est captivante. Mais encore plus extraordinaire c’est son unique écosystème, une nouvelle variété de crevettes y a été découverte tout comme les rares Xenoconger, une sorte de murène. Les chercheurs espèrent encore y découvrir de nouvelles espèces de crustacés et de poissons. 


Le Cape Inutabu reste pour moi un lieu magique. Nous descendons le long des falaises face à un océan qui s’étend jusqu’à l’infini. Soudain, dans le bleu surréel de l’eau, que ce soit pour sa transparence tout autant que sa couleur vibrante, nous apercevons une tortue. Elle est venue reprendre sa respiration. Nous pouvons l’observer nager, une dizaine de mètres en dessus d’elle. Puis, elle replonge lentement, avec grâce dans ce bleu iridescent. Quelques minutes plus tard, alors que nous essayons de la retrouver, nous découvrons de gigantesques poissons-perroquets. Ils sont simplement énormes alors que leur couleur turquoise apparaît à travers l’eau cristalline. Puis c’est un serpent de mer, qui monte à la surface. Son long corps zébré ondule dans l’eau et sa tête apparaît dans la petite crique.


Céline, Xavier, Nayla et Fibie
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