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Départ 2024

 

Aujourd’hui, la météo n’annonce pas uniquement de la pluie, mais les prévisions de la télévision locale parle de seaux d’eau qui vont se déverser.  Ben nous propose de rester un jour supplémentaire. Demain, nous reprendrons la route. Soulagés de ne pas avoir à affronter ce déluge et pourtant, nous sentons à nouveau le nomadisme nous appeler. Tout autant que les nuits sont tente et le contact avec les énergies de la Terre. 



La péninsule de Boso nous accueille pour cette nouvelle ligne qui se dessine en 2024. Autant 2023 était claire, autant 2024 s’évade à toute tentative de planification. Les projets s’alignent, la suite du Japon est déjà palpable. Pourtant, trop d’inconnus rendent encore la vision floue, comme s’il n’était pas tant le moment de dessiner un chemin, mais plutôt de laisser s’ouvrir la voie en dévoilant le sentier un pas après l’autre. En reconnaissant aussi que c’est dans le mouvement, dans l’action et à la fois des espaces temps ouverts et libres que la magie peut naître. 



Ben nous emmène le long d’un ruisseau, quittant la métropole de Chiba par les petites routes en pleine nature. Nous nous retrouvons quelques heures plus tard, dans un gigantesque parc à pic-niquer sous les cerisiers japonais en pleine floraison. Après un au revoir qui promet de nouvelles aventures ensemble, nous nous lançons dans la descente. Elle nous emporte au bord de l’océan Pacifique. Une magnifique piste cyclable longe ce titan. Le vent violent crée de gigantesques vagues, des rouleaux impressionnants que même les surfeurs craignent. 




Au petit matin, il fait 2 ° degrés. Le réveil sous tente est doux. Il est, en même temps, un rappel de cette vie au cœur des éléments. Pourtant, le bleu du Pacifique nous fait vite oublier le froid. Nous le longeons, observons les surfeurs dans les vagues, ou les magnifiques phares s’élèvent au-dessus des rochers. Le sable est noir tout comme les roches volcaniques. C’est un lieu parfait pour sauter d’une formation à l’autre et pour explorer la vie qui se cache dans les cavités. Le temps, lui, est imprévisible et une fine pluie continue de nous arroser. 



Nous découvrons des temples que les fleurs rose pâle des sakuras révèlent dans une douce harmonie. Nous allons dans le sanctuaire de Takabe, celui de la nourriture. Une cérémonie a lieu chaque année. Lors d’un rituel, un poisson est coupé à l’aide d’un couteau et de baguettes uniquement. Les mains ne doivent jamais toucher le poisson afin qu’il soit pur pour offrir aux dieux. Nous prions ce sanctuaire shintoïste selon les coutumes locales, dans ce lieu paisible et inspirant. 


















Ce soir, nous trouvons finalement un lieu pour camper. Le mont Fuji se dessine alors pour la première fois au-delà de Baie de Tokyo, majestueux. Ce n’est pourtant pas la dernière surprise de la péninsule de Boso. Avant de prendre le ferry, l’eau claire et bleu turquoise nous appelle, nous nageons dans le Pacifique.

Céline, Xavier, Nayla et Fibie

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