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L’atmosphère de notre quotidien à Togari



Notre chemin nous a conduits dans le hameau d'un petit village au cœur des Alpes japonaises. Nous sommes dans un lieu paisible, entouré par les montagnes, quelques collines, la forêt et des rizières en terrasse recouvertes de neige. Nous sommes plongés dans un univers blanc. Seul le glissement de la neige sur le toit brise le silence des nuits noires. Ici, il neige en quantité. Les vents froids de la Sibérie sur la mer du Japon apportent des précipitations en abondance. Pourtant, El Niño bouleverse les équilibres. Cette année est relativement chaude et faible en précipitations, la plus sèche depuis 45 ans. 

 

Nous vivons dans une maison traditionnelle, dans une chambre, avec une cuisine improvisée dans une salle commune. L’isolation est quasiment inexistante. Le chauffage à kérosène permet de tempérer la pièce lorsqu’il est enclenché. Au petit matin, lorsque nous nous réveillons, il fait à peine quelques degrés, parfois à la limite de geler. Dans de nombreuses maisons ici au Japon, c’est courant. Nous faisons la vaisselle dans le corridor qui n’est jamais chauffé. Nous sommes pourtant dans un lieu apaisant, qui nous fait du bien. N´ayant pas de salle de bains, nous avons accès à l'onsen. L´eau chaude de cette source thermale, reliée à l´énergie des volcans, réchauffe nos corps. La famille Kanoe est incroyable. Kumi san, la grand-maman est la propriétaire du Ryokan qui se trouve en face. Hiroko, la belle fille, est empreinte d’une grande douceur. Elle est née dans la région d’Aomori, au nord du Japon. Ayant beaucoup aimé cette province du nord, il est facile de connecter avec elle, en plus de sa grande ouverture. Toshi, son mari plein d’effervescence et d’humour, est coach de l’équipe de ski alpin et guide de kayak.



Les enfants Sho et Take sont actifs et pleins de vitalité. Ils ont 10 et 7 ans, quasiment le même âge que Nayla et Fibie. Ils sont bien occupés entre l’école et les cours extra-scolaires, puis il y a le ski club tous les week-ends. Ils aident aussi régulièrement à faire la vaisselle au Ryokan. Certains soirs, nous prenons le temps de jouer ensemble. Nous faisons alors des jeux de société. Nous apprenons le Japonais et ils apprennent l’anglais. Ce sont toujours des soirées animées. 





Nous montons dans la voiture à Hiroko san lorsqu’elle part faire les courses. Sinon, nous utilisons nos skis pour nous rendre à la petite station. Nous profitons alors de skier tous les jours. Nous plongeons parfois dans de la fameuse poudreuse japonaise, la Japow, jusqu’aux cuisses. Pour Fibie jusqu’au nombril. Nous glissons sur ce manteau blanc, alors que la neige nous éclabousse et virevolte au-dessus de nous. Dans l’euphorie de la descente, une pensée pour mon Papa s’envole. Il aurait adoré ces instants, il aurait aimé voir Nayla et Fibie s’éclater dans la neige.



Céline, Xavier, Nayla et Fibie

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