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Le marathon s'achève, l'amitié demeure

C’est le dernier souffle de ce marathon de conférences.  Direction Tokyo. Viera-san a orchestré trois événements en un temps record. À peine arrivés, nous nous retrouvons face à Tokyo by night : une mer de lumières, des buildings scintillants à perte de vue. Là-haut, perchés au sommet d’une tour de plus de 33 étages, avec la baie de Tokyo s’étendant devant nous, une sensation étrange nous enveloppe, à la fois d’être en plein centre de la ville et pourtant la baie nous offre un espace. On se sent dans une tour d’ivoire, hors du tumulte. Les lumières en deviennent alors presque magique. Mais très vite, ce sont les rencontres qui prennent le dessus. Nous faisons face à des personnes profondément touchantes. Peut-être encore plus réceptives parce qu’elles comprennent directement nos mots en anglais. Les émotions circulent librement, puissantes, vibrantes, parfois bouleversantes. Quelque chose de vivant, presque invisible, se glisse dans le cœur des gens. Kazuko san est particuli...
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Sanglier, Mölkky et amis : Célébrer avant de partir

Cette vie en plein air, nous la célébrons encore et encore. À Oasa, dans la région de Kitahiroshima, nous sommes les invités d’honneur pour une rencontre à l’extérieur. Nous nous réunissons et campons ensemble avec d’autres familles. Le feu s’illumine et devient le centre de cette soirée froide. Il fait à peine quelques degrés, pourtant l’ambiance est chaleureuse. Chacun partage les petits plats délicieux qu’il a préparés, et nous dégustons même une soupe d’intestin. Le plat principal est pourtant le sanglier, dont les morceaux sont grillés au charbon. « On se croirait chez Astérix et Obélix », lance Fibie ! Et en nous, cette vérité s’inscrit lentement. À la fois dans la célébration de cette fête où l’amitié se tisse autour des flammes, du sanglier et des « Gampaï » (santé) ! Plus subrepticement, nous sentons que cette fête annonce doucement une fin. Les dernières pages de ce chapitre semblent s’envoler comme les pétales de sakura. Le lendemain matin, après un réveil difficile pour c...

Un musée et une cérémonie d’ouverture officielle

Qui aurait cru qu’un musée, ou plutôt une galerie, verrait le jour pour nous ? https://paschefamily.ylia.ch/museum-2/ Nayla et Fibie ont aidé à peindre la dépendance de la maison. Sur les murs, des tableaux ont été accroché. Ils racontent une partie de notre chemin, bien sûr... mais surtout notre manière de vivre, notre façon de grandir ensemble . Une philosophie tissée au fil des jour. Parce que notre équilibre est vivant. Fragile et puissant à la fois. Il se tisse d’amour, de confiance et de cet espace précieux où l’on peut essayer, se tromper, tomber… puis se relever, et continuer à grandir. Et puis, il y a aussi l’ancien cadre de Nayla et Fibie. Il a traversé 11 pays, les 47 préfectures japonaises, et plus de 20 000 kilomètres. Un témoin silencieux de notre aventure. Le jour de la cérémonie d’ouverture arrive. Nous coupons le ruban au son des trompettes; des musiciens venus spécialement pour l’occasion, qui offrent même quelques morceaux supplémentaires . L’instant est joyeux...

À la rencontre d’un habitant mystérieux

À la tombée de la nuit, nous plongeons dans les gorges profondes de Sandankyo. La rivière s’y écoule, pure et limpide. Dans ses eaux froides se cache une créature rare, discrète, presque mythique : la salamandre géante. C’est Yuki Taguchi san, spécialiste passionné de ces animaux fossiles, qui nous guide dans cette quête. Dans l’obscurité, nous avançons lentement, les yeux rivés sur la surface mouvante. Chaque pierre, chaque ombre pourrait révéler sa présence. Là, immobile, tapie dans le courant, se tient le plus grand prédateur de la rivière, invisible, parfaitement camouflé dans les pierres. Sa peau tachetée se fond dans le courant. Nous progressons dans la rivière avec nos combinaison de pêcheur. Le courant forçant sur nos corps, Fibie lutte pour garder l’équilibre. Autour de nous, les parois rocheuses s’élèvent de chaque côté, et au-dessus, un ciel constellé d’étoiles apparaît, profondément silencieux. Seul le chant de l’eau nous accompagne. À la lueur de nos torches, nous remon...

Notre histoire en musique

Ce livre, "Nous avons choisi de vivre nomades" , a ouvert des portes que nous n’imaginions pas . Il nous a menés vers des rencontres inattendues, des expériences fabuleuses. Alors, on se sent accompagné, tout comme les voix, celles de ces artistes qui ont transformé notre histoire en musique. Read Eye et Milky ont ainsi mêlé leurs univers pour donner naissance à une chanson inspirée de cette aventure, tandis que Xavier en a saisi l’essence et la poésie en images, à travers un clip. Lien :  https://www.youtube.com/watch?v=c87A2B1O74U   Céline, Xavier, Nayla et Fibie -   Suivre ce blog  - _______________________________________ Suivez-nous également sur: www.ylia.ch instagram youtube facebook  

Voyage au cœur d’un savoir ancien

Les premiers élans du printemps apparaissent enfin. Dans l’air flottent les senteurs exquises des pruniers en fleurs, délicates et fruitées. Les arbres se parent de pétales blancs, roses ou jaunes pâles. Les cerisiers pleureurs déploient leurs branches comme de longs voiles roses, majestueux, dans la douce lumière. Tout semble murmurer le renouveau. Une sensation de légèreté s’installe, comme si la terre invoquait ce souffle de vie. Nous sentons aussi cet éveil monter en nous, comme la sève au coeur des arbres . C’est encore léger, un frétillement que l’élan du cheval de feu va certainement nourrir avec ardeur. Les premiers murmures du printemps sont là, même si le vent reste froid, même si les gelées du matin blanchissent encore la terre, et que quelques flocons tardifs viennent parfois rappeler l’hiver. C’est dans cette atmosphère que nous avons eu la chance de découvrir la moxibustion. Un maître, Seijiro Tsuneta, nous a offert de nous guider dans nos premiers pas. Un apprentiss...

L’aventure ne se regarde pas, elle se vit

L’aventure doit se vivre. Elle ne naît pas dans les récits ni dans les images que l’on regarde. Elle est une expérience du corps et du cœur, un pas vers l’inconnu où l’on accepte de rencontrer le monde tel qu’il est. C’est peut-être cela que nous offrons à nos filles : ne pas seulement admirer le monde, mais y entrer pleinement. Marcher dedans, y dormir, y frissonner, y rire, y trouver parfois l’inconfort qui rend les instants de chaleur encore plus précieux. Car l’aventure n’est pas forcément spectaculaire. Elle peut être simple. Mais dans ces moments-là, quelque chose s’ouvre. Le regard change, les sensations deviennent plus vives, et l’on découvre que la beauté du monde est là, autour de nous. Aujourd’hui, Fibie insiste pour que nous allions dormir au sommet d’Osorakan, la plus haute montagne d’Hiroshima. Cette fois, la fenêtre météo est parfaite. Nous préparons le matériel et nous voilà partis. Il nous faut grimper pour atteindre le sommet, marcher avec le poids de nos sacs, pou...